LES CLES DU DIMENSIONNEMENT
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Les parois respirantes > Formules et équations > Modélisation
Pour prévoir et suivre les mouvements hygrothermiques dans l’enveloppe d’un bâtiment, de nombreux outils de simulation sont développés et validés dans le monde au cours des dernières années afin de faciliter et réduire la complexité des mesures en laboratoire et expériences sur le terrain. Un des deux modèles développé sous le nom de WUFI est disponible commercialement et largement utilisé en Allemagne, Europe de l’Est et Etats-Unis. Ce logiciel est assez complet mais certains phénomènes ne sont pas pris en considération : la circulation d'air par différence totale de pression n'est pas incluse, l'influence du givrage sur l'enthalpie et le transport liquide sont pour faciliter le calcul, sans effet sur la conductivité thermique. Le programme quand à lui, fonctionne autour de deux équations :

avec :
- dH/dT (J/m3/K) : Capacité d’accumulation de chaleur du matériau humide
- dω/dΦ (kg/m3) : Capacité de stockage d'humidité du matériau
- DΦ : (hg/m/s) : coefficient de conduction de l’eau liquide
- H (J/m3) : Enthalpie totale
- hν (J/kg) : Chaleur latente de changement d’état
- λ (W/m/K) : Conductivité thermique
- psat (Pa) : Pression de vapeur saturante
- t (s) : Temps
- T (°C) : Température
- ω (kg/m3) : Teneur en humidité
- δp (kg/m/s/Pa) : Coefficient de diffusion de vapeur d'eau (perméabilité à la vapeur)
- Φ :Humdité relative
Le deuxième modèle numérique LATENITE-VTT développé par Salaonvaara est le plus complet des deux. Il a permis de résoudre le transfert de chaleur et de masse simultanément entre les enveloppes du bâtiment et l'air intérieur. Les vérifications prouvent que le modèle peut prévoir le transfert de la vapeur d'eau, du CO2, et du SF6 (Hexafluorure de soufre : molécule traçante pour déterminer les mouvements et la vitesse de l'air dans les immeubles) entre l'enveloppe de bâtiment et l'air. Une simulation numérique réalisée dans une chambre à coucher d'un bâtiment en bois situé dans quatre pays européens (Finlande, Belgique, Allemagne, et Italie) afin d’étudier l'humidité, le confort, et la qualité d'air a permis de prouver que le transfert d'humidité entre l'air d'intérieur et la structure hygroscopique réduit de manière significative l'humidité d'intérieur maximale (jusqu'à 35% d’HR), le confort thermique (jusqu'à 10%) et la qualité d'intérieur d'air (jusqu'à 25%).