LES CLES DU DIMENSIONNEMENT
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Stationnements pour vélos > Les obstacles physiques
La proximité
Un seul critère est valable: placez toujours l'équipement de stationnement pour vélos le plus près possible de la destination finale. Dans le cas d'un immeuble, cela ne signifie pas le plus près possible de l'immeuble mais de l'entrée de l'immeuble.
Pour les stationnements de courte durée, la proximité est primordiale. Pensons, par exemple, à un emplacement destiné à la clientèle d'une boulangerie. Si cet équipement est inexistant, les cyclistes utilisent la vitrine ou la façade de la maison voisine.
Pour les stationnements de longue durée, le cycliste acceptera davantage de contraintes, si celles-ci apportent un plus. Ainsi, on peut envisager une localisation moins proche, fléchée clairement, mais qui propose alors un équipement de stationnement couvert et une réelle sécurité (logettes ou consignes fermées, stationnement gardé). On peut alors même envisager qu'elle soit payante.
La localisation

L'accessibilité

Il faut éviter les endroits qui obligent le cycliste à emprunter des marches d'escalier ou à descendre de son vélo. Il est préférable de ne pas installer l'emplacement à un endroit où il gêne les autres usagers ou peut rendre la circulation dangereuse.
De plus, le stationnement ne peut être occupé ou bloqué par d'autres usagers, tels que les motos, les voitures garées en double file, les poubelles. Le cas échéant, des bornes doivent délimiter les zones de stationnement.
L'espace
Un emplacement destiné à plusieurs vélos doit offrir suffisamment d'espace si l'on souhaite qu'il soit utilisé à sa capacité totale. Cet espace évite également que les utilisateurs se blessent ou salissent leurs vêtements.
Il y a également lieu de prévoir suffisamment d'espace de manoeuvre entre les rangées. Un espace intermédiaire de 2 mètres est recommandé, étant donné que la distance minimale s'élève à 1,20 m.
Une attention particulière doit être consacrée aux entrées des emplacements surveillés. Ces entrées doivent être suffisamment larges pour permettre une circulation dans les deux sens. Les passages doivent également être suffisamment élevés (au moins 2,20 m) si l'on souhaite éviter que les utilisateurs se cognent la tête.
La différence de niveau
Lorsqu'il faut franchir une différence de niveau pour atteindre l'emplacement (par exemple, un stationnement souterrain) ou que l'emplacement comporte plusieurs étages, une rampe ou un escalier avec glissière doivent être prévus.
Les rampes avec un angle d'inclinaison acceptable (voir ci-après) doivent avoir la priorité ; en effet, elles sont moins raides que les escaliers. L'inconvénient est qu'elles occupent un plus grand espace. C'est pourquoi les escaliers sont encore fréquemment utilisés dans la pratique.
Toutefois, les escaliers sont beaucoup moins pratiques. L'angle d'inclinaison étant plus élevé, les cyclistes sont obligés de déployer un effort plus important pour pousser ou retenir leur vélo, surtout chargé.

L'angle d'inclinaison maximal d'un escalier s'élève à 20 degrés (marches profondes de 0,37 m et hautes de 0,13 m). Un escalier dont l'angle d'inclinaison dépasse les 15 degrés devient peu confortable pour la plupart des cyclistes. L'angle d'inclinaison conseillé s'élève à 10 degrés (marches profondes de 0,50 m et hautes de 0,09 m, ou profondes de 0,60 m et hautes de 0,10 m).
Les escaliers doivent être pourvus de glissières. Il est préférable de les fixer dans le béton, des deux côtés de l'escalier. Le côté supérieur de la glissière doit être à la même hauteur que la face supérieure des marches. Les pédales du vélo ne peuvent pas toucher le mur. De plus, il est recommandé de biseauter la glissière (car le vélo est rarement à la verticale). Les glissières en métal devraient atteindre une largeur de 0,10 m et une profondeur de 0,04 m.