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Photovoltaïque : la France mise sur la recherche

Photovoltaïque : la France mise sur la recherche

Aujourd’hui, c’est la Chine qui domine le marché mondial des panneaux solaires. Mais grâce à son nouvel Institut photovoltaïque inauguré cette semaine, la France espère pouvoir développer des savoir-faire uniques en matière de technologies de rupture.



C’est en 2013 que l’Institut photovoltaïque d’Ile-de-France (IPVF) a été labellisé Institut pour la transition énergétique. Il regroupe à la fois des partenaires académiques tels que le CNRS et de grands industriels comme EDF, Total ou Air Liquide. Et cette semaine a eu lieu, sur le plateau de Saclay, l’inauguration de ses nouveaux locaux. L’occasion de réaffirmer l’ambition de la France – et de l’Europe – en matière de solaire photovoltaïque.

Car pour concurrencer la Chine, la France a choisi de miser sur l’innovation. Aujourd’hui, la filière silicium compte pour près de 95 % du marché. Mais à l’avenir, « il sera possible de produire des cellules photovoltaïques de rupture à des coûts acceptables », assure Jean-François Minster, président de l’IPVF. D’ailleurs, l’Institut s’est fixé un objectif ambitieux dit des « 30/30/30 » : 30 % de rendement à 30 centimes de dollar le watt en 2030.

Industrialiser des technologies de rupture

Les technologies de rupture qui intéressent le plus les chercheurs français sont celles liées aux cellules tandems. L’idée : associer une cellule à base de silicium et une cellule à pérovskite ou encore des cellules à base de matériaux dits III-V pour optimiser les rendements. Et les derniers résultats de l’IPVF vont dans ce sens. Les chercheurs ont récemment pu atteindre un record d’efficacité de conversion de 18,7 %.

« La course à la recherche n’est pas perdue. Et si nous parvenons à atteindre les performances que nous visons, il y aura certainement matière à valorisation. Sur le marché, il y aura de la place pour les panneaux solaires plus performants sur lesquels nous travaillons », promet Bernard Salha, directeur de la R&D d’EDF.