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Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030 ?

Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030 ?

En amont de la future Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dont les débats ouvrent début 2018, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) publie des prévisions optimistes. La part du renouvelable pourrait atteindre 38% du mix énergétique en 2030.



Les objectifs de la loi Transition énergétique à l'horizon 2030 ? Atteignables pour le Syndicat des énergies renouvelables. Plus encore, ils pourraient être dépassés "à condition d'une volonté politique déterminée", affirme le SER lors d'une présentation de ses scénarios "pour construire le nouveau modèle énergétique français", mardi 19 décembre. Principaux enseignements du rapport du syndicat, les énergies renouvelables ont la capacité de couvrir une grande partie des besoins des Français d'ici à 2030 :

1/ 38% de la consommation finale de chaleur en France métropolitaine pourra être couverte par les ENR

Ce chiffre rejoint exactement l'objectif fixé par la loi de 2015 à l'horizon 2030. Principal contributeur, la filière bois-énergie avec 31% dans la consommation finale de chaleur. Viennent ensuite plus modestement le biogaz (3%), la géothermie (2%), le solaire thermique résidentiel (2%) et le solaire thermique industriel (<0,1%).

Sur le bois-énergie, le SER recommande que le fond chaleur soit adapté aux objectifs de la loi de transition énergétique. En particulier, "le système d'échange européen (les ETS) doit être réformé", estime Jean-Louis Bal, le président du SER.

2/ 54% de l'électricité produite pourra l'être à partir de renouvelables

La loi de Transition énergétique prévoit un objectif à 2030 de 40% d'énergies renouvelables dans la production d'électricité. Le SER présente ainsi un objectif très optimiste sur ce point. Plus de 50% d'électricité sera verte d'ici à 2030 selon l'organisation, avec une contribution majeure de l'hydroélectricité, à 16%, et l'éolien terrestre (16% également). Viennent ensuite le solaire photovoltaïque (9,7%) et l'éolien offshore (9%). Puis, avec une contribution plus modeste, le bois-énergie (1,5%), le biogaz (0,9%), les énergies marines (0,7%).

3/ Le gaz renouvelable pourra couvrir jusqu'à 30% de la consommation de gaz en France

Le syndicat met l'accent sur cette filière à développer. 215 GWh de gaz renouvelables ont été produits en 2016. De 60 à 80 TWh sont immédiatement mobilisables en méthanisation, selon le SER, notamment via la prise en compte de gisements agricoles. Le syndicat propose de pérenniser le système actuel des tarifs d'achat, de mettre en place un mécanisme de soutien au biométhane non injecté et de permettre un développement accru de la méthanisation pour arriver à un objectif plus ambitieux de 90 TWh de gaz renouvelables produits en 2030, dans son scénario "haut" (40 TWh en scénario "bas").

4/ Le volume d'ENR dans les transports va (presque) doubler

Selon le SER, la part des biocarburants dans les transports devrait passer de 8,5% en 2016 à 15% en 2030. Une augmentation tendancielle liée au développement d'une mobilité propre dans le secteur des transports. Aujourd'hui, la majorité de l'incorporation d'énergies renouvelables dans les transports provient des biocarburants de première génération (90%), principale source de décarbonation du secteur des transports. 

Source : https://www.usinenouvelle.com